La fast fashion et ses alternatives, par Shanna Secchi.

portrait de shanna article de blog fast fashion

Fast fashion, impact écologiques, conditions de travail et alternatives.

Bien le bonjouuuur, j’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler d’un sujet qui me tient à cœur : la fast fashion !Plus que la Fast Fashion j’aimerais vous parler de son impact écologique, mais également des conditions de travail et des alternatives que l’on peut lui trouver.

Sans plus tarder, rentrons dans le vif du sujet.

#1 LA FAST FASHION, C’EST QUOI ?

penderie avec des vêtements

Dans un monde qui va à mille à l’heure et où industrialisation et surproduction sont partout, la fast fashion a su se faire une place de marque (sans mauvais jeux de mot).
Alors qu’est-ce que la fast fashion ?
La fast fashion est « une expression anglo-saxonne qui désigne le renouvellement, le plus rapide possible, des collections d’articles de la mode vestimentaire. »
En gros la fast fashion c’est produire plus de vêtements, tout le temps, pour vendre plus, à tout prix.
Vous vous souvenez le bon vieux temps où il existait une collection hiver et une collection été ? Tout ça c’est fini avec la fast fashion, on retrouve aujourd’hui un roulement des collections chaque semaine pour les plus grands, chaque mois pour d’autres enseignes.
On retrouve le géant Zara ou encore les enseignes comme Pull and Bear, H&M, Boohoo et j’en passe.
Les caractéristiques de la fast fashion sont la délocalisation de la production, des prix plus concurrentiels les uns que les autres et beaucoup beaucoup (trop) de pièces.
Alors vous imaginez bien qu’une production aussi importante ça pompe de l’énergie et ça pollue énormément…

#2 FAST FASHION ET PROBLÈMES ÉCOLOGIQUES

usines polluantes

Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais l’industrie du textile est la deuxième industrie la plus polluante juste après le pétrole. Oui oui, ça peut paraître totalement fou de se dire que nos fringues polluent plus que l’avion, mais c’est vrai…
Niveau chiffre ça donne quoi ? Le secteur de la mode émettrait chaque année 1,2 milliards de tonnes de gaz à effet de serre (wow), soit 2 % des émissions totales.
Si seulement c’était tout… Il faut savoir que la production de matières premières est très très gourmande en eau et c’est donc 4% de l’eau POTABLE disponible dans le monde qui est utilisée. Et oui, quand on sait qu’encore 30% de la population mondiale n’a pas accès à l’eau, c’est tout de même affolant.
Étant donné que la majorité des marques de fast fashion décide de délocaliser leur production, on se demande pourquoi (#payerlesgensmoinscher), les vêtements font beaucoup de transport pour arriver dans nos magasins.
Evidemment ils ne prennent pas leurs petits pieds mais l’avion ! Avion qui je le rappelle représente 5 % des émissions de gaz à effet de serre.
Cerise sur le gâteau, les vêtements contiennent des composants et des fibres en plastique qui polluent les eaux à chacun de leurs lavages, un cycle de vie très court pour chaque vêtement ce qui génère beaucoup de déchets à fort impact qui s’accumulent..
Seulement 13% des matières utilisées pour produire des vêtements sont recyclés en fin de vie, le reste fini en décharge ou incinéré, ce qui est vraiment infime lorsqu’on sait qu’il se vend près de 9,2 kg par habitant et par an de vêtements en France.

Bon, je pense que j’ai fait le tour du problème écologique. Malheureusement, il n’est pas le seul… On assiste, tristement, avec la fast fashion à un esclavage moderne (oui oui je vous assure).

#3 FAST FASHION ET PROBLÈMES SOCIAUX

personnes travaillant dans une usine
À vouloir produire toujours plus, toujours plus vite et aux prix les plus bas, on en oublie facilement le bien-être des personnes qui produisent nos jolis vêtements.
Un t-shirt à 5€ ne peut que cacher des conditions de travail déplorables. Bas salaires, travail des enfants, horaires surhumaine, infrastructures insalubres...
Souvenez-vous en 2013 de cette catastrophe que fut l’effondrement du Rana Plaza. L'effondrement d'un immeuble à Savar, au Bangladesh, le 24 avril 2013, ayant provoqué au moins 1 127 morts.
Le bâtiment appelé Rana Plaza, abritant plusieurs ateliers de confection travaillant pour diverses marques internationales de vêtements, s'est effondré le matin, peu après l'heure de début du travail. Des consignes d'évacuation données la veille, après l'apparition de fissures, avaient été ignorées par les responsables des ateliers.
Cette catastrophe est un des symboles des problèmes liés à la fast fashion, et à la mondialisation.
Toutes les marques de fast fashion délocalisent pour des coûts de production plus bas.
Mais qui dit coûts de production plus bas dit un niveau de vie bien plus bas également. Dans ce milieu, produire toujours plus, tel est l’objectif. Peu importe la santé des travailleurs.
Grâce aux réseaux sociaux on a également beaucoup entendu parler des Ouïgours. Les Ouïgours sont une minorités musulmane sunnite et turcophone qui compte près de 10 millions de personnes et qui vit dans la province chinoise du Xinjiang. Depuis plusieurs années, sous couvert de « prévention du terrorisme » le gouvernement chinois a interné plus d’un million de Ouïghours dans des camps de concentration pour leur faire changer de culture et de religion.
Alors pourquoi on a beaucoup entendu parlé de Ouïghours et fast fashion ?
Parce que plus de 80 000 Ouïghours ont été forcés à rejoindre des usines de travail pour fabriquer nos produits préférés.
Et oui, dans la liste des 83 marques travaillant avec ces usines de production sous-traitantes on retrouvait Zara, H&M, Nike, Adidas, Uniqlo, Lacoste. Du travail forcé, des salaires infimes, une interdiction de pratiquer leur religion, une surveillance 24/24h : de l’esclavage moderne.
Heureusement, aujourd’hui, la société commence à prendre conscience de ces réalités et de plus en plus de marques se font boycotter. Les gens commencent donc à se tourner vers d’autres alternatives. Alternatives dont je vais vous parler pour ne pas terminer sur une note négative !

#4 FAST FASHION, LES ALTERNATIVES

photo d'une friperie

Consommer de la seconde main est personnellement mon alternative préférée ! Si une personne ne veut plus d’un vêtement mais qu’il est encore en bon état, autant lui donner une seconde vie.
Quitte à le customiser, l’upcycler pour le remettre à notre goût.
Pour acheter de seconde main, on a tout d’abord les friperies (ma vie) pour ceux et celles qui adore chiner, tomber sur de vraies pépites, fouiller dans tous les recoins...
Mes enseignes de friperies favorites sont Emmaüs, Ding Fring et Guerissol ! Des friperies plus qu’abordables qui peuvent convenir à tous.tes
Pour ceux qui sont un plus digital lover, vous avez toujours les friperies en ligne comme Vinted, Depop ou Vestiaire Collective. Ils ont chacun des propriétés et trouvent chacun leurs publics.
Ce qui est trop cool aussi, ce sont les friperies qui se sont créées sur Instagram. Y en a une que je vous conseille particulièrement si vous cherchez des sacs de luxe de seconde main à des prix sympas (ouais, je balance un bon plan) c’est le compte Instagram @acces_shop_paris.
Dernière alternative : les marques éthiques ! Bon je vous avoue qu’étant une étudiante ce n’est pas l’alternative que je consomme… Souvent, les prix sont moins abordables, mais c’est normal et c’est juste, qui dit bonnes conditions de travail et belles matières premières dit prix plus élevé !
Je ne connais pas énormément de marques éthiques, mais je connais la plateforme We Dress Fair et l’application Choose App qui, toutes les deux, proposent la vente de produits éthiques et responsables.
Je suis sûre qu’avec tout ça, vous trouverez votre bonheur ! N’oubliez pas que le but n’est pas de se culpabiliser ou de se flageller parce qu’on consomme encore de la seconde main mais plutôt de prendre conscience et d’essayer de mieux faire.

Merci à Shanna de nous avoir partagé son point de vue sur la fast fashion. Pour écouter le point de vue de Shanna sur d'autres sujets green, retrouvez là dans son podcast : Greenetsoimeme

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